Afrique du Sud, fin du XIXème siècle, les mineurs noirs descendent dans les mines de charbon, d'or et de diamant, pieds nus, tous les jours, du lever du soleil jusqu'à son coucher, pour un tout petit salaire. Blessures et maladies accablent les mineurs étant donné l'humidité, le froid et l'obscurité du fond des mines. Ennuyés par les arrêts de travail des mineurs blessés ou malades, les patrons finissent par fournir à ceux-ci des bottes en caoutchouc. Grâce à ce nouvel « outil », et aussi parce qu'on les empêchait de parler entre eux, les mineurs développent un langage codé, percussif et musical, en tapant leurs bottes, le sol et dans leurs mains : on l'appellera « gumboot ». Littéralement : « botte en caoutchouc » en anglais.
Se développe ensuite le « gumboot dance » qui sortira peu à peu des mines, puis d'Afrique du Sud, pour se répandre partout, influencer et inspirer des danseurs du monde entier.

Les Gummettes s’inspirent de chorégraphies apprises de réfugiés politiques sud-africains au Canada, puis librement adaptées.